Test
Alpha Protocol
Maintes fois repoussé, jamais annulé, Alpha Protocol est enfin dans les bacs. Alors que certains s'amusent encore comme des petits fous sur Mass Effect, les autres, préférant l'univers d'espionnage à celui d'aventure spatiale, trépignent d'impatience depuis de nombreux mois, s'écroulant à l'annonce de chaque report du jeu. Alors, ces retards successifs dans la date de sortie du soft d'Obsidian Entertainment et Sega annoncent-ils une réalisation soignée jusqu'au bout et dans les moindres détails, ou plutôt chaotique ?
My name is Thorton, Michael Thorton
La trame scénaristique d'Alpha Protocol est simple au premier abord. Vous êtes Michael Thorton, nouvelle recrue dans l'agence gouvernementale ultra-secrète Alpha Protocol. Enfin, agence pas si gouvernementale que ça, car même le président ignore son existence, ce qui vous obligera d'ailleurs à acheter votre équipement sur le marché noir grâce à l'argent récolté durant les missions. Elle est belle la justice de nos jours... Votre première tâche au sein d'Alpha Protocol sera d'aller enquêter sur le tir d'un missile, responsable du crash d'un avion de ligne rempli de pauvres civils innocents. Arrivé en Arabie Saoudite, vous découvrirez alors que ces missiles proviennent de la société d'armement américaine nommée Halbech, et qu'ils ont été volés par le cheik Shaheed. Michael Thorton va alors se retrouver dans une histoire bien plus complexe qu'il n'y paraît et devra voyager de Rome à Moscou en passant par Taipei pour la résoudre.
Suave, professionnel ou agressif ?
Comme tout bon RPG, Alpha Protocol nous propose, dès le lancement du jeu, de sélectionner une classe entre les cinq proposées. Cela va donc de Soldat, aimant l'action et donc se servir de ses armes, à l'Agent de terrain, dont l'infiltration sera l'atout majeur, en passant par l'expert technologique, adepte du piratage et des gadgets, la recrue, sans expérience mais avec des choix de dialogues supplémentaires, et une classe totalement personnalisable. Différentes catégories peuvent être améliorées dès le début du jeu et ensuite durant toute l'aventure à l'aide de Points d'Action. Ainsi, si vous êtes plutôt infiltration, c'est la catégorie Furtivité, Arts martiaux et Pistolet qu'il faudra améliorer. Un joueur qui aime l'action et les fusillades améliorera plutôt le fusil d'assaut, le fusil à pompe ou Arts martiaux. L'amélioration des catégories est très importante car les PA dépensés ne peuvent ensuite être récupérés pour être placés dans une autre catégorie. Un espion reste un espion, un soldat, un soldat...
Autre point important dans un RPG, les dialogues et les choix proposés pour ceux-ci. Durant chaque conversation, un choix de ton est donné. Suave, professionnel ou agressif. Vous pouvez vous la jouer agent dragueur, très pro ou un peu trop énervé sur les bords et ainsi gagner ou perdre des points de charisme auprès de votre interlocuteur. Le système est très semblable à celui instauré dans Mass Effect et les amateurs du soft de Bioware retrouveront donc vite leurs repères. Obsidian Entertainment avait annoncé que chaque choix jouerait un rôle durant l'aventure, et c'est vrai, pari réussi ! Au fil de l'histoire, des alliances se créent, ainsi que des rivalités. Les dialogues s'enchainent bien et sont plaisants, bien que parfois un peu difficiles à comprendre pour un non-anglophone, les sous-titres français du jeu, entièrement en VO, étant par moments très rapides.
Pan ! Paf ! Aïe, le mur !
Bon, le blabla c'est bien beau, mais qu'en est-il du combat et de l'infiltration ? Si vous être plutôt soldat, le fusil d'assaut, le shotgun ainsi que quelques grenades seront vos armes de prédilection durant les phases de combat en vue à la troisième personne. Néanmoins, apparaissent déjà deux problèmes pour les amateurs de fusillades : la visée et le système de couverture. Celui-ci souffre de nombreuses lacunes, dont les principales sont que chaque mur ne peut pas, par exemple, être utilisé comme couverture, ou même qu'il est parfois impossible de viser lorsqu'on est planqué derrière une barricade. La visée à découvert est quant à elle grandement perturbée par une caméra placée trop près du personnage. Et cela sera gênant aussi pour les joueurs furtifs lors des combats au corps à corps ou lorsqu'il faut rester cacher derrière un mur qui obligera parfois la caméra à partir dans tous les sens. L'Intelligence Artificielle compliquera aussi la vie des joueurs voulant se la jouer ninja caché dans l'ombre qui assassine en silence avec la force du dragon mais la sagesse du hibou (à prononcer avec l'accent japonais). En effet, il n'est pas rare de se faire repérer par un garde placé à une dizaine de mètres alors que nous étions bien caché derrière un pilier. « Mais, s'il peut voir à travers les murs, il peut aussi voir à travers mes vêtements ! » Parfois, la bêtise des ennemis a du bon, car ceux-ci marcheront volontiers sur le cadavre de leurs compagnons sans se rendre compte que quelque chose cloche. Mais il faut accorder que cela nuit au réalisme, personne ne marchant sur des cadavres sans broncher de nos jours. Bref, de gros défauts apparaissent au niveau du gameplay d'Alpha Protocol. Cependant, divers bons points viennent tenter de compenser ces erreurs, comme la possibilité de customisation des armes, de l'équipement et de l'armure. De nombreux objets permettent par exemple d'améliorer sa résistance, mais diminuent la furtivité, ou inversement. Des silencieux seront disponibles pour les pistolets, de nouveaux viseurs mais aussi diverses grenades et gilets pare-balles. Et que serait un espion sans ses gadgets ? Rien ! Et Obsidian l'a bien compris en proposant différents accessoires, allant du bruiteur pour attirer les ennemis à la radio indiquant qu'aucun danger n'est à signaler sur les fréquences ennemies après le déclenchement d'une alarme en passant par divers types de grenades. Dernier élément sympathique à relever : l'apparence de Michael Thorton peut être modifiée. Votre agent favori pourra ainsi se balader avec un crâne et une barbe totalement rasés, ou au contraire, avec la pilosité faciale du Père Noël, des lunettes de soleil et une casquette militaire. C'est d'ailleurs cette magnifique apparence qu'a choisi votre serviteur durant ses séances de jeu. Une customisation physique faible, mais appréciable donc.
Voyage voyage...
Après le physique du personnage, abordons maintenant les graphismes du soft d'Obsidian Entertainment. Après tant de retard dans la sortie du jeu, on pouvait penser que ceux-ci seraient particulièrement soignés. Que nenni ! La qualité graphique du soft est bien inférieure à ce qui se fait actuellement. Comparer les graphismes de Mass Effet, pourtant sorti en 2007, avec ceux d'Alpha Protocol serait difficile, alors je ne vous parle même pas de Mass Effect 2... Les textures, apparaissant parfois à retardement, laissent penser que le développement d'Alpha Protocol fut bâclé, alors que celui-ci aurait dû être soigné après un délai si important depuis l'annonce du titre. Un bon point, et pas des moindres, est cependant à relever : l'impression de voyage. Dès que Michael prend l'avion pour se rendre dans un nouveau pays, celle-ci est bien présente. Un réel changement se fait et ça n'est pas pour nous déplaire ! Un atout bienvenu, sachant que l'on passera une quinzaine d'heures à parcourir les missions en difficulté moyenne et qu'on reviendra volontiers pour retenter l'aventure avec d'autres choix durant les dialogues. Cependant, les divers mini-jeux (piratages informatiques et crochetage de serrure) nécessaires à la récolte de la totalité des informations du jeu s'avéreront vite ennuyeux car trop présents dans l'aventure.
Pour terminer sur une note de musique, précisons que la bande-son d'Alpha Protocol est agréable mais n'a rien d'exceptionnelle. Les musiques sont en accord avec le thème qu'est l'espionnage, et les dialogues, entièrement en VO, sont plaisants à écouter, mais parfois déplaisants à lire, car comme précisé plus haut, les sous-titres défilent parfois un peu trop rapidement.
Nos impressions sur Alpha Protocol sont donc partagées. D'un côté, la richesse du scénario et l'impact des dialogues sur l'aventure sont un énorme atout, de l'autre, la réalisation bâclée ennuie, surtout après le retard qu'a pris le soft d'Obsidian Entertainment et Sega. Les trop nombreux bugs gâcheront quelques fois l'aventure, sans
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Par spartan333 • mercredi 7 juillet 2010 à 20h00
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Excellent test (sur-evalué en notes d'après les critiques du test
) Mes craintes étaient bien fondées... le gameplay semble vraiment d'un autre age, alors que le principe de jeu est vraiment attirant... quel gachis
il y a 1 année -
Fiche jeu
Alpha Protocol
- PS3
- Genres : Infiltration / RPG
- Sortie FR : 28 mai 2010
- Meilleur prix (neuf) : 11,24 EUR
- Ce jeu de rôles vous place aux commandes de Michael Thornton, un agent gouvernemental surentraîné, amené à parcourir les quatre coins du globe, afin de déjouer un complot international extrêmement complexe dont il est emmêlé malgré lui. Un tas de gadgets et la possibilité de modifier votre apparence sont au menu.
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