Test
Dead to Rights : Retribution
A l'heure actuelle, on ne peut pas dire que ce sont les jeux d'action qui manquent pour votre ludothèque. Ainsi, pour se démarquer, les développeurs cherchent des solutions, qui se font surtout sentir au niveau du gameplay. C'est le cas de Dead to Rights : Retribution qui, en plus de proposer du cassage de méchants par les yeux de Jack, nous donne aussi l'occasion de contrôler Shadow, son chien. Mais cet aspect intéressant qui s'ajoute à des sources d'inspiration telles que Gears of War ou Batman : Arkham Asylum suffit-il à placer Dead to Rights : Retribution à leurs côtés ?
Jack + Shadow = Big Love
Jack est un flic honnête qui se voit plongé dans un combat face à un mystérieux syndicat, une organisation qui a décidé de semer le trouble dans Grant City, comme si les membres de la Triade ne suffisaient pas à embêter les honnêtes policiers de la ville. Accompagné par Shadow, un molosses über intelligent (ou très bête, en fonction du joueur qui le contrôle), notre héros va devoir user des poings et des armes pour pouvoir récolter des indices sur cette organisation qui lui veut tant de mal. Son but est aussi de la coincer afin d'en mettre les membres sous les verrous et rétablir un semblant de paix dans Grant City, dont la criminalité égale presque celle de Gotham City (premier clin d'oeil à Batman).La mission d'introduction nous plonge tout de suite dans l'ambiance sombre dans laquelle baigne le titre de Volatile Games. Jack, bien amoché et à bout de force, arrive en bateau et au milieu de la nuit sur les docks délabrés et c'est Shadow qu'on contrôle tout d'abord afin de protéger son maître. Après avoir été nourri aux Frolic durant son escapade maritime, notre ami canin a hâte de mettre la patte sur un peu de viande, peu importe sa nature.
Laisse-moi t'arracher ça
Dès la première attaque réalisée avec "Rex, chien flic" amélioré, le ton est donné. Dead to Rights : Retribution ne fait pas dans la dentelle. Après un sprint et une pression de touche à côté de notre première victime, Shadow s'attaque aux parties génitales du bonhomme afin de lui déchiqueter à coups de crocs. Cette violence impressionne tout d'abord, pour ensuite faire place à un plaisir malsain. On sera vite déçu de s'attaquer au cou d'un ennemi à la place de son entrejambe, car comme tous les hommes (et femmes sadiques) le savent, se faire arracher les bourses, c'est moins agréable et plus drôle que de se faire dévorer les cordes vocales. Pour continuer à s'amuser avec le cadavre de notre victime, il est possible de l'agripper pour ensuite le trainer où l'on veut et jouer un peu avec. Mais dans les missions d'infiltration futures, cette fonction s'avérera surtout utile pour cacher les corps. Enfin, dernier exemple illustrant la violence extrême de Médor, l'attaque ''Je plaque, je gratte'' qui consiste à mettre un ennemi à terre pour gratter son ventre jusqu'à ce que l'hémoglobine éclabousse le sol sur un rayon d'un mètre. Les attaques brutales s'avèrent donc jouissives, mais des bugs de collision apparaissent bien vite, ainsi que des problèmes de lumière dans le décor. Néanmoins, ces petits problèmes ne sont pas dérangeants et ne viennent pas gâcher l'expérience de jeu. Ainsi, le chien n'est pas le meilleur ami de l'homme dans Dead to Rights : Retribution, loin de là, mis à part avec quelques privilégiés dont Jack. Un héros qui, après la mission Prologue, arrive enfin dans un bar miteux pour raconter son histoire à son amie Faith. Et oui, n'ayant pas le temps de poster les détails de son périple sur un réseau social, Jack raconte comment il en est arrivé à cet état, et les missions du jeu prennent donc la forme de souvenirs racontés par notre héros.
Laisse-moi te frapper ça.
La question qui vous brûle alors les lèvres est sans aucun doute ''Alors, tel chien, tel maître ?''. Et la réponse est oui, ou presque. Bien que Jack ne puisse pas arracher les parties intimes de ses ennemis avec les dents, il peut néanmoins réaliser des séquences d'assassinat après avoir assez frappé un adversaire. D'une simple pression de bouton, une mini-cinématique se déclenche, durant laquelle la violence du maître de Shadow s'exprime pleinement par le biais de brisages de nuques brutaux ou de coups de pieds surpuissants dans les bourses (et oui, on y revient toujours). Contre un ennemi équipé d'une arme, Jack a la possibilité de le désarmer. Après avoir saisi le gun, le viseur va se diriger lentement vers la tête de l'ennemi qui éclatera alors en petits morceaux, pour peu qu'on ait pressé la gâchette au bon moment. Pour l'emporter contre plusieurs ennemis armés, un désarmement ne sera pas toujours possible et il faudra donc déjà en posséder une ou demander à Shadow d'en rapporter une après avoir attaqué un ennemi. Mais attention, si votre fidèle compagnon encaisse trop de dégâts, il faudra alors aller le réanimer. Cependant, à l'instar de Gears of War, cette réanimation peut être faite n'importe quand, Shadow ayant la magnifique capacité d'agoniser durant un temps illimité. Comme quoi ce chien est plein de surprises. Jack pourra quant à lui aider son ''festin pour chinois'' derrière un mur ou une caisse, un système de couverture efficace mais perfectible étant présent. Une unique touche sera utilisée pour se mettre à couvert et pour réanimer Shadow, ce qui donnera parfois lieu à des confusions lorsque le fidèle animal agonisera près d'un rempart derrière lequel on voudrait se protéger. Mais attention, certaines protections peuvent être détruites, et il faudra donc parfois être mobile. Autre bouclier qu'on aurait aussi cru possible, la prise d'otage. Le but d'une prise d'otage, c'est de placer sa victime devant soi pour se protéger des tirs ennemis, non ? Or Jack ne l'a pas trop compris et il attrapera donc un ennemi pour le courber devant lui, dévoilant tout le haut de son corps qui devient dès lors la cible de tous les ennemis de la zone. Cette prise d'otage ne sert donc qu'à agripper un adversaire afin de l'approcher du bord d'un toit pour le lancer, ce qui est franchement marrant, il faut tout de même l'accorder. Autre point à aborder, l'arsenal disponible dans le jeu. Allant du simple pistolet au Taser géant, permettant d'électrocuter un ennemi à couvert (de quoi donner une érection à n'importe quel policier de notre Etat), sans oublier les habituels fusils à pompe et mitrailleuses, la panoplie d'armes disponibles suffira durant la courte campagne, allant de sept à neuf heures de jeu selon la difficulté. Pour finir, précisons que la caméra fera parfois des siennes, venant un peu gêner la partie en se coinçant par exemple contre un mur ou en ne suivant pas toujours notre personnage durant un combat, mais ça ne sera pas un gros problème face aux ennemis ayant un Q.I d'huitre. En effet, il n'est par exemple pas rare de voir un adversaire marcher sans broncher sur le cadavre d'un de ses compagnons que Shadow a silencieusement exécuté quelques secondes plus tôt, ou un autre debout et immobile, ne comprenant pas qu'il est en plein milieu d'une fusillade. Dead to Rights : Retribution est donc très agréable à jouer, même si quelques défauts viendront entacher l'expérience.
Grant Cityyyy, ton univers impitoyaaaableee
Dead to Rights : Retribution propose une dizaine de niveaux, permettant d'évoluer dans des environnements variés, allant du building aux innombrables étages jusqu'à un terrain désaffecté sous la neige, en passant par une gare menacée par des rebelles sans foi ni loi. Cependant, il est indéniable que le soft est dépassé sur le plan graphique. Des bugs apparaissent vite, que ce soit au niveau du décor (lumières involontairement clignotantes sur un mur), au niveau technique (des cadavres qui tournent comme des toupies, c'est amusant mais ça enlève de la crédibilité) et au niveau sonore (des bugs de volume étant survenus plusieurs fois dans un niveau). Néanmoins, des efforts ont été faits par Volatile Games comme par exemple les ennemis détectables à travers les murs lorsque Shadow est en mode Furtif, ce qui n'est pas sans rappeler le mode Détection présent dans Batman : Arkham Asylum. De plus, le battement de coeur des ennemis vous indiquera s'ils vous cherchent ou au contraire ne se doutent aucunement de votre présence dans la pièce, ce qui laissera alors l'occasion de se glisser dans leur dos en mode Furtif afin de les prendre silencieusement à la gorge.
Dead to Rights : Retribution s'avère donc un passe-temps agréable, pour peu qu'on ait un certain goût pour la violence. Les missions proposant de contrôler Shadow ajoutent un côté infiltration au titre et l'action continue offerte lors des séquences avec Jack conviendra aux joueurs désireux de se vider la tête après une dure journée. Néanmoins, quelques défauts de réalisation viennent entacher l'expérience de jeu, sans pour autant la gâcher totalement. En dernier lieu, sachez que le scénario de Dead to Rights : Retribution est loin de révolutionner le genre. En effet, le bon flic et son chien seuls ou presque contre une organisation entière de malfaiteurs, c'est fort de café même si au fur et à mesure de l'histoire, les événements qui se bousculent donneront un aspect intéressant à l'ensemble. Néanmoins, ce n'est pas l'histoire qui donne envie d'avancer dans le jeu, mais bel et bien l'action. Moins de paroles, plus de shoot ! policiers de la ville. Accompagné par Shadow, un molosse le genre.
7 / 10
6 / 10
7 / 10
6 / 10
6 / 10
Par spartan333 • jeudi 13 mai 2010 à 11h39
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Excellent test qui reprend les qualités et défauts essentiels du jeu de Namco Bandai et Volatile. Un bon défouloir qui laisse augurer de grandes choses au départ (notamment une certaine variété dans les environnements) mais qui s'essouffle assez vite. Une note convaincante et méritée
il y a 1 année
Fiche jeu
Dead To Rights : Retribution
- PS3
- Genres : Action
- Sortie FR : 23 avril 2010
- Meilleur prix (neuf) : 11,8 EUR
- Vous incarnez Jack, accompagné de son chien Shadow et vous devez remettre de l'ordre à Gran City. Une mystérieuse organisation a en effet décidé de mettre le bordel et souhaite vous faire du mal. Que ce soit avec de l'action, mais aussi de l'infiltration, ce sera à vous de résoudre ce mystère.
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