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White Knight Chronicles

White Knight Chronicles

Un an après être sorti au pays du soleil levant, White Knight Chronicles arrive enfin chez nous. A l'heure où le mastodonte FF XIII s'apprête à débarquer par les plages de Normandie, le RPG de Level 5 compte bien passer par les Ardennes pour créer la surprise. Cela va bien entendu être compliqué de s'imposer face à Square Enix et tout son arsenal de communication, mais White Knight Chronicles est un titre intéressant qui mérite que l'on s'y arrête quelques heures. Allons de ce pas découvrir les dessous (sexy pour certains) du Chevalier Blanc.

Les premières minutes de WKC sont assez perturbantes pour un RPG Japonais. Vous les passerez en effet à personnaliser votre avatar virtuel sous toutes les coutures. Les possibilités sont très nombreuses et l'on se rapproche fortement d'un Oblivion en terme de créativité (la possibilité de faire un lézard en moins). Ce personnage, qu'il vous sera possible d'incarner lors de l'aventure principale, même si cela ne revêt pas un grand intérêt, sera celui que vous jouerez lors des missions en coopération. A vous de lui donner l'aspect que vous souhaitez pour vous démarquer de la masse populaire et être reconnu tout de suite en multi.

Une fois cette petite étape passée, vous entrez enfin dans le vif du sujet. Vous jouerez Leonard, le jeune héros blondinet qui se retrouvera comme de coutume embarqué dans une quête qui le dépasse pour sauver le monde et libérer la jolie princesse du joug des gros vilains. Alors que Leonard était parti chercher des tonneaux de vin pour célébrer l'instauration de la paix dans le monde, la ville dans laquelle il vit est attaquée par des hommes qui ne rêvent que de mort et de destruction. Par une succession d'incroyables événements, il réussira à sauver la princesse de la mort et à s'emparer d'une armure gigantesque que seuls quelques élus ont le pouvoir de contrôler. Cependant, la princesse se fait tout de même enlever et notre héros amoureux ira à sa poursuite sans se poser la moindre question quant au danger qu'il court. Tout cela est très, très classique, et ce n'est pas du scénario convenu qu'il faudra attendre une surprise. Le tout est cependant mis en scène de manière plutôt correcte, avec des vidéos assez jolies et très animées.

On évite en grande partie les niaiseries insupportables qui accompagnent habituellement les relations entre le héros et la princesse. Cela ne vole certes pas très haut, mais c'est toujours un poil au dessus de Star Ocean IV. Et puis, il faut bien avouer qu'en éternels sentimentaux que nous sommes, il est toujours amusant de voir des filles se crêper gentiment le chignon pour un héros au charisme d'huître. Pendant ce temps, votre avatar suivra toute la troupe de la manière la plus stoïque qui soit, puisqu'il n'est pas doué de parole et ne participe jamais aux conversations. En parlant des joyeux drilles qui vous accompagneront dans votre aventure, vous retrouverez donc Leonard, sa copine d'enfance qui le fournit en vin, un étrange et inconnu vagabond qui semble en savoir énormément sur tout, ainsi que d'autres personnes qui vous rejoindront plus tard pour des motifs qui leurs sont propres.


Vous partez donc découvrir le monde, connecté à la princesse grâce à deux oiseaux chelous, ce qui vous permet de vous diriger tant bien que mal dans la même direction qu'elle. Véritables webcams, ces oiseaux vous permettront même de discuter avec votre dulcinée lors de certains moments, où elle vous dira bien entendu qu'elle ne sait pas où elle est si ce n'est dans une ville au milieu du désert. Les femmes et leur sens d'orientation auraient pu être fatals au monde s'il n'existait pas qu'un seul village dans cette zone aride. Vous croiserez en chemin un premier aperçu du bestiaire assez important présent dans ce monde hostile, et vous rencontrerez aussi bien de petites abeilles tueuses que d'immenses trolls et chiens à trois têtes beaucoup plus véloces et féroces que dans Harry Potter. Les combats deviennent rapidement assez tactiques puisqu'il vous faut gérer de nombreux paramètres et préparer tous vos coups à l'avance.

A la manière d'un MMORPG, vous avez une barre d'action en bas de l'écran où vous pouvez mettre vos différents coups. Vous pouvez également pré-configurer des combos qui vous permettront d'enchaîner les coups en un temps restreint. Une fois le combat lancé, une jauge se remplit progressivement, et ce n'est que lorsqu'elle est pleine que vous pourrez lâcher un coup. Etant donné sa relative lenteur, il est important de choisir le bon coup face au bon ennemi, notamment lors des attaques élémentaires. Chaque sort draine du mana, qui se recharge lorsque vous marchez sur la map, alors que chaque coup physique utilise des points d'action qui se récupèrent en... se battant. Si les combats en eux même peuvent paraître assez lents, toute la préparation avant de se jeter à corps perdu dans la bataille et toute la gestion nécessaire pendant ces même batailles offrent un indéniable intérêt aux affrontements.

J'évoquais tout à l'heure subrepticement (atchoum) le fait que Leonard ait récupéré pendant les premières minutes de jeu une armure de Chevalier tout simplement énorme. Celle-ci lui permettra, contre un bon nombre de PA, de se transformer et de devenir gigantesque. Sa puissance ainsi que ses points de vie en seront largement augmentés, ce qui peut s'avérer nécessaire en quelques occasions. Si les trois gaillards que vous dirigez n'auront que peu de mal à se défaire d'un troll égaré, ils risquent par contre de se faire tataner sévère face à plusieurs de ces montres. A vous alors de prendre vos responsabilités et d'utiliser vos pouvoirs afin de reprendre l'avantage. Il en ira de même pour les combats face aux boss, qui seront souvent d'autres chevaliers.


Qui dit RPG dit évidemment XP et leveling. Vous gagnerez ici quelques point de vie et de mana supplémentaires à chaque passage de niveaux, ainsi que des points de compétences à répartir selon plusieurs arbres aux rôles bien différents. Ils sont au nombre de huit et vous permettront de faire de vos personnages des pros du combat au corps à corps, des magiciens portés sur la magie élémentaire ou au contraire des guérisseurs. La flexibilité de l'ensemble vous permet de choisir plusieurs spécialisations, ce qui peut donner des personnages assez polyvalents. Une archère/heal sera par exemple fort intéressante en combat. Les possibilités sont vraiment très nombreuses, sous réserve bien entendu d'avoir assez de points de compétences à disposition. Il est d'ailleurs fortement conseillé de se creuser un peu les méninges pour les compétences de son avatar afin d'être le plus utile possible en ligne.

Les fans de farming seront également comblés puisque le titre de Level 5 propose un utilitaire de création d'objets plutôt solide. Chaque arme peut-être améliorée grâce à des matières premières que vous trouverez soit sur les monstres, soit en fouillant le monde. De même, vous pourrez créer de nombreuses armures et objets secondaires et les combiner ensuite dans une perpétuelle recherche de puissance. Vous pourrez y passer de très nombreuses heures, d'autant plus que certaines ressources sont vraiment rares.

Si WKC peut se terminer en une trentaine d'heures pour sa partie solo, vous pourrez très bien y passer deux ou trois fois plus de temps pour peu que vous preniez la peine de visiter les maps immenses et très ouvertes du titre à la recherche de fabuleux trésors.


Ajoutez à cela des quêtes en multi qui s'avèrent être plutôt difficiles (voir même très dures pour certaines), et vous obtenez un RPG à la durée de vie énorme. WKC vous propose en effet une centaine de quêtes jouables en escouade de quatre joueurs. Le challenge est assez relevé et il faudra vous en tenir à votre rôle dans un groupe de préférence équilibré si vous ne voulez pas vous faire trucider par les énormes monstres qui vous feront face. Toutes les quêtes ne sont pas disponibles dès le début et il vous sera nécessaire d'augmenter votre niveau pour accéder aux plus difficiles. Le tout s'avère très vite addictif, un peu à l'instar de tout MMORPG bien conçu. Vous avez également la possibilité de créer une guilde accueillant jusqu'à seize joueurs pour faciliter vos retrouvailles. Cette partie originale est assez bien ficelée et constitue sans aucun doute le principal atout d'un jeu qui pour le reste donne dans le déjà vu.

Lors de l'annonce de WKC, les images et vidéos montrées par Level 5 laissaient présager du meilleur. Un an après sa sortie japonaise, le titre est toujours plutôt joli et propose des environnements gigantesques et variés. On est évidemment bien loin d'un Final Fantasy XIII, mais le titre est tout de même plus beau que Star Ocean IV par exemple, sorti peu de temps avant. Du côté de l'environnement sonore, le tout est également d'une bonne qualité, avec des doublages en anglais corrects et une musique sympathique bien que loin de transcender. Au final, le titre de Level 5 est solide, bien que l'année de retard chez nous se fasse tout de même sentir. Le plus gros bémol est en fait inhérent au comportement apathique de votre avatar, qui ne semble doué d'aucune forme d'intelligence. C'est un peu dommage que les développeurs aient porté aussi peu d'attention à ce détail.

Gameplay
6 / 10
Si les possibilités offertes au joueur sont importantes, le rythme des combats trop mou vient quelque peu ternir le bilan. C'est vraiment dommage, cela ne tenait pas à grand chose.
Graphismes
7 / 10
Pas vraiment laid mais un peu dépassé, WKS vous enchantera tout de même par ses environnements gigantesques et variés. Certains passages vous laisseront même pantois devant tant de grandeur.
Bande-Son
7 / 10
Pas grand chose à redire de la musique. Elle ne vous laissera pas un souvenir impérissable mais sait se faire apprécier. Les doublages sont également de bonne qualité. La voix de certains protagonistes est par contre fort déplaisante et quelque peu criarde.
Durée de vie
8 / 10
30 heures pour boucler le solo, une centaine de quêtes en multi et du farm à gogo, WKS pourrait bien vous garder absorbé très très longtemps. Si vous n'en avez encore pas assez, vous pourrez recommencer le jeu dans un difficulté plus élevée qui vous permettra de trouver du stuff de meilleure qualité.
Note finale
6 / 10
WKS n'est pas un mauvais RPG, loin de là. Seulement, quelques petits détails viennent entacher le plaisir de jeu. Entre des graphismes un peu datés, un gameplay en combat un peu trop mou, le titre de Level 5 ne parvient pas à convaincre pleinement. Pourtant, en proposant un contre-pied total à Final Fantasy XIII en terme de liberté d'action et d'évolution, WKS mérite que l'on s'y arrête quelques temps. Amateurs de grands espaces libres, vous savez ce qu'il vous reste à faire.
Test de White Knight Chronicles
Par lundi 22 mars 2010 à 18h37
  • C'est typiquement avec ce genre d'exclusivités qu'une console se forge une identité. Et c'est tant mieux car la PS3 manquait justement d'identité. Dans mes bras, WKC !
    il y a 1 année
  • d'occasion ça me tentera peu être bien ! merci pour le test.
    il y a 1 année
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  • Pareil en occaz peut-être un jour ça me tenterais bien ^^
    il y a 1 année
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