Test
The Saboteur
The Saboteur nous avait fait forte impression lors des diffusions successives d'images. D'une part, le jeu affichait une ambiance graphique originale montrant un Paris en noir et blanc dont seules quelques couleurs restaient intactes. D'autre part, le background avait de nombreuses raisons d'intéresser les joueurs français puisque prenant place dans une époque lourde dans la mémoire collective, l'occupation nazie en France durant la Seconde Guerre mondiale. Nous allons donc voir si ce jeu tient ses promesses et s'il réussit à susciter l'intérêt du joueur au-delà de beaux graphismes et d'un background de choix.
Graphismes nous voila ?
Débutons notre analyse par le point principal, ou plutôt le point visible dès les premières secondes du jeu, et qui fut largement révélé lors des salves d'images communiquées par l'éditeur : les graphismes. Mais nous n'évoquons pas ici le côté technique du terme, il s'agit plutôt d'une identité graphique marquée. En effet, les graphismes "bruts", c'est-à-dire, la finesse des textures, les effets pyrotechniques divers ainsi que le nombre de polygones, largement honorables, n'arriveront pas à faire rougir les cadors du genre. Le but des développeurs n'était pas là et nous les en remercions. Ils ont préféré se concentrer sur l'aspect artistique du jeu. On retrouve ce même dessein dans de nombreux jeux Wii qui, à défaut de pouvoir afficher un nombre de polygones à faire pâlir d'envie les chimistes en quête de super calculateurs, redoublent d'inventivité avec des titres comme No More Heroes, MadWorld ou Okami afin de nous offrir de l'innovation graphique et non de la technique pure.
The Saboteur se démarque donc des autres titres d'un point de vue artistique : au lieu d'afficher des millions de couleurs, vous troquerez les teintes du jeu contre de simples nuances de gris pimentées par quelques éclats chromatiques. Toutefois, au cours de votre quête cette perception changera : au fur et à mesure que vous libérerez Paris, vous rendrez les couleurs d'antan à certains de ses quartiers.
Cet aspect a plusieurs bénéfices, le plus grand d'entre eux reste l'ambiance on ne peut plus envoûtante. Paris apparaît morne et sombre sous la pluie appauvrie de ses couleurs. "Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé !" disait le Général de Gaulele 25 août 1944. Cette description prend, sans doute, une infime partie de son sens pour ceux qui n'ont pas connu cette époque, mais lors du parcours de notre capitale en noir et blanc, outragée par des miradors allemands, brisée par la propagande nazie et martyrisée par l'injustice des soldats sur la population, cette infime partie n'en est pas moins diaboliquement poignante. Heureusement que le ton léger du jeu vient ponctuer cette agonie du joueur rappelant que nous prenons les rennes d'un jeu vidéo et non d'un livre d'histoire !
L'autre aspect bénéfique de cette métamorphose des décors réside dans le côté intéressé du joueur. D'un côté, le fait de retrouver les couleurs d'un quartier peut paraître certes quelque peu caricatural, pourtant il offre l'impression d'une progression, certes surréaliste et sans aucun lien avec une situation réelle, mais ce n'est pas là ce que l'on demande à ce jeu, et permet de redécouvrir le quartier sous un autre jour tout en ayant, en reprenant un terme plus adapté à GTA qu'à The Saboteur, le sentiment d'avoir récupéré le territoire dérobé par les nazis. Puisque nous employons le terme de territoire, notons au passage que ce jeu présente des personnages au comportement très européen et actuel dans une époque passée, le héros ne se bat pas pour une terre puisqu'il ne s'agit pas de la sienne, étant irlandais, ni pour des idéaux, mais par vengeance, même s'il finit par aider la résistance française en se prenant d'amitié pour ses dirigeants. L'Union Européenne ayant été fondée aussi dans un but de paix entre les pays meurtris au lendemain de la guerre, on peut s'interroger légitimement sur le fait que les développeurs aient fait ce choix sciemment : celui de placer un irlandais, un européen, dans le cœur de la résistance, pour aider ses camarades français afin de récupérer leur territoire, le territoire européen où l'on partage des idéaux communs.
Les reproches pouvant être faits du côté du caractère des personnages possédant comme nous le voyons un fort potentiel pourtant peu exploité rejoignent ceux que nous ferons au scénario. L'ouverture des esprits à l'Europe, à une union sans guerre, pourrait participer au caractère de Sean Delvin mais celui-ci s'enferme dans un désir de vengeance. Son élan de bonté témoigné lors de l'aide gratuite apportée à la résistance française lors des missions annexes reste inexplicable dans l'optique adoptée par les développeurs. Ouvrir la voie à une volonté de terminer la guerre, d'exterminer la « vermine nazie » pour stopper cet élan de terreur aurait donné plus de sens aux comportements parfois incohérents de Sean.
Enfin, en dehors de la réflexion plus profonde possible sur ce point du jeu, le dernier intérêt de cette modification des couleurs est directement lié au précédent et réside davantage dans le gameplay et dans les stratégies employées par le joueur. Lorsque vous traversez des quartiers privés de couleurs, vous saurez que vous serez davantage sous la menace de l'ennemi et cette indication pourra vous être particulièrement utile lors des phases d'infiltration ou lorsque vous tenterez de semer vos poursuivants. Nous développerons plus tard ces subtilités du jeu.
Nous qui avons vécu les plus grandes heures de notre Histoire
Après avoir parcouru le premier aspect soulevé lors de l'introduction, il est logique de passer au second point marquant de The Saboteur, celui qui est certainement un atout majeur pour épauler une ambiance travaillée. La Seconde Guerre mondiale, entrée dans l'Histoire, fut certainement aussi pour vous, l'objet d'histoires contées par vos aïeux... Cette guerre qui a brisé la France, qui a marqué les esprits, et dont on retrouve encore aujourd'hui des traces dans notre époque, cette guerre, point de repère historique majeur, passant par les notions "d'avant guerre" et "d'après-guerre", cette guerre, enfin, qui a fait basculer le monde vers un nouvel équilibre de puissance, vers un nouveau sommet de violence et d'horreur avec les actes perpétrés par les nazis et l'utilisation de l'arme nucléaire, est sans conteste, l'évènement universel qui n'échappe à la connaissance de personne. Nul n'a rien à raconter sur cette période.
Dans le monde vidéo ludique, cette période nous a habitués à des FPS comme Call of Duty et retrouver un GTA-like dans ce même univers est plutôt incongru. Nul ne s'y est risqué jusqu'à présent, la période étant sans doute délicate à adapter. En effet, un tel background, comme tout background historique, doit s'associer à des musiques, les données techniques (nous préciserons ce terme) et une ambiance cohérente.
Détaillons tout d'abord ce que je nommais plus tôt les données techniques. Ces données concernent l'ensemble des caractéristiques des technologies d'une époque par exemple. Relativement bien respectées dans The Saboteur, nous pouvons cependant reprocher quelques anachronismes discrets, mais visibles pour un œil perfectionniste. Du côté des voitures, le jeu n'ayant pas de licences officielles des marques, nous retrouvons cependant des designs plutôt fidèles à l'époque avec notamment la présence d'une copie bien rendue de la Citroën Traction. Nommée autrement pour ces raisons de licences, l'effort n'en est pas moins appréciable. La nervosité générale de ces voitures, certainement exagérée, est au service du gameplay permettant d'éviter le sentiment d'avoir entre les mains "un veau" et cette liberté est clairement à plébisciter. Par contre, le son très moderne du klaxon fait un peu tâche, comme celui du moteur qui aurait pu être plus marqué par l'époque, même si ce dernier est loin d'être infidèle. De même, la présence d'un autoradio de série, bien qu'anachronique, est plutôt le bienvenu, contribuant lui aussi à l'immersion du joueur en l'envoûtant dans l'époque au moyen de son ouïe en plus de sa vue. On regrette aussi l'absence de musiques, sur ce même autoradio, réelles de cette époque. Les sons proposés sont plutôt doux et mélodieux, mais on ressent le côté toc qui permet de faire la différence entre un vrai son rétro et un son façon rétro. Encore une fois il s'agit là de détails, mais qui pourraient améliorer considérablement la profondeur du soft. Mais là où réside la plus importante incohérence, pourtant relativement peu visible, mais pouvant choquer les esprits pointilleux, c'est la présence de cinq vitesses sur tous les véhicules à une époque où le standard était de trois vitesses... Toutefois, ces petits défauts sont bien peu de choses face aux qualités d'immersion du jeu.
Gardons en tête que le plus important est là, l'ambiance. On se croit bel et bien pendant la guerre, tout du moins, c'est l'idée que nous pouvons nous en faire, même si ces quelques imperfections persistent. Nonobstant, il aurait été agréable de voir rattacher le background à de réels évènements historiques avec une évolution au fil de la campagne. Nous sommes au cœur de l'occupation, mais mis à part les messages d'interdiction des nazis, le reste des évènements vocaux reste bien trop limité. Des conversations entre passants à propos d'évènements historiques s'étant réellement passés et évoluant au fil de la campagne auraient été les bienvenus venant encore une fois muscler la profondeur du jeu.
Vive la France !
Nous sommes français ou tout du moins francophones et par conséquent nous sommes plus critiques sur l'adaptation de ce que nous connaissons, à savoir, Paris, et la France. Nous l'avons dit, le jeu propose une ambiance parisienne réussie et nous retrouvons ce qui fait le charme de notre capitale. En plus de la présence de certains quartiers emblématiques (Montparnasse, Champs Élysée, Saint Germain...), nous retrouvons les monuments parisiens comme Notre Dame, L'Arc de triomphe et surtout la Tour Eiffel. Monter au sommet de ces monuments devient alors un vrai plaisir tout comme les explorer. Et enfin, il y a aussi ce qui reste l'emblème sombre de Paris, les catacombes ! Certes peu développées (créer un monde parallèle permettant de se déplacer discrètement dans la capitale au même titre que les toits le permettent est sûrement techniquement délicat à réaliser) mais elles ont le mérite d'exister. Par contre, on peut regretter l'absence du métropolitain.
Mais, il demeure un gros point noir qui a eu le malheur d'attrister mon cœur, la géographie plutôt "originale" de la France. Les développeurs ont choisi non seulement de laisser le joueur se déplacer dans Paris, mais aussi d'effectuer des missions dans toute la France. Nous nous retrouvons finalement face à une "France miniature" qui a un aspect plutôt ridicule à cause des noms apposés sur les régions. Non pas que l'univers y est mal modélisé, mais le passage brutal de Montparnasse à la Champagne Ardenne ou à la Picardie puis au Havre a causé mon chagrin. Il aurait été préférable de se concentrer sur la résistance parisienne et de mieux développer égouts, carrière et d'y mettre un métropolitain tout en augmentant la superficie de la ville plutôt que de s'efforcer à modéliser une grande partie de la France. Néanmoins, cela n'est pas une catastrophe, loin de là, mais les choix entrepris par les développeurs peuvent subjectivement être discutables.
Un peuple, un empire, un chef
Venons-en à ce qui nous intéresse dans un jeu tel que celui-ci : le scénario. Sean Delvin, ancien mécano devenu coureur automobile, dispute une course en Allemagne avant la guerre. Se retrouvant deuxième à cause d'une tricherie d'un participant allemand représentant l'excellence de la race aryenne, général dans l'armée germanique, il décide de se venger de cette injustice avec son plus proche ami. Pénétrant alors l'usine que représente cet allemand afin d'y détruire sa voiture, ces deux compagnons se retrouvent alors mêlés à un conflit qui les dépasse. Les confondant avec des informateurs britanniques, le compagnon de Sean est torturé à mort. Sean réussit à s'échapper de justesse des griffes de ce général, jurant de venger la mort de son ami.
Un reproche majeur peut être fait à ce scénario, sa simplicité et sa monotonie. Finalement, nous nous retrouvons à tuer les cibles qui nous sont indiquées sans forcement nous soucier des enjeux qui sont derrière. Nous aurions aimé une histoire plus profonde qu'une simple vengeance mêlée de mea culpa, même si certains points du scénario sont un peu plus travaillés.
C'est certainement l'aspect trop « politiquement correct » voulu par les développeurs qui a limité sérieusement le développement de ce scénario. Remarquons en premier lieu que la notion d'armée allemande n'est que suggérée. Étonnant à une époque où, en toute logique puisqu'en période de guerre, le sentiment anti-allemand était très prononcé. Mais le jeu épargne aussi l'aspect noir de la France, celui des dénonciations massives. Même s'il en est question à quelques reprises, les parisiens sont de toute façon de votre côté et sont tous des gentils admirateurs de la résistance. Pour une époque emplie de craintes, pleine de trahisons et débordant de haine, le scénario passe sans conteste à côté de nombreux aspects intéressants : collaboration entre membres de l'armée allemande et résistance, trahison du côté des parisiens, compétition entre services secrets... jouer sur le caractère et sur l'émotion sans abuser de la classique vengeance de l'homme face au barbare aurait été bien plus goûteux.
Les missions quant à elles sont suffisamment variées, non pas dans leur objet, mais, dans la façon de les aborder, afin de laisser le joueur se laisser prendre dans le filet du jeu. Même s'il s'agit souvent de délivrer une personne des griffes des allemands, comme nous le disions, le jeu vous obligera d'aborder un peu différemment ces missions. Parfois, utilisant vos dons d'infiltration pour libérer des prisonniers, d'autres fois ceux de pilote automobile pour commettre un attentat, vous comprendrez vite que toutes les possibilités du jeu seront admirablement exploitées par la pertinence des choix des environnements et du contexte de ces missions. De plus, certains jeux se voient reprocher la linéarité dans leur difficulté, il n'en est rien dans The Saboteur. De nouveaux ennemis viendront faire leur apparition au cours de votre progression pour encore une fois, remettre en question vos stratégies au moment où vous leur accorderez une confiance aveugle.
L'intérêt du jeu ne réside donc pas dans son "histoire" mais bel et bien dans son background et dans la stratégie à mettre en place pour abattre une cible. Signalons au passage un point qui semble devenir une mode dans les jeux actuels.
Comme dans Halo 3 ou dans Gears of War 2, on peut être attristé par la fin qui passe inaperçue... Révéler plus de détails et être plus précis serait difficile sans gâcher le plaisir du jeu, mais cette mode à de quoi décevoir les joueurs habitués à des schémas plus classiques les laissant alors un peu... sur leur faim !
La France a perdu une bataille...
Vous comprendrez vite que la stratégie que nous évoquions plus tôt, sans être d'une excessive complexité, se révélera un outil utile lors des phases d'infiltration. Lorsque vous devrez abattre des cibles, vous aurez le choix entre la démarche brutale, fort connue du joueur de Gears of War, où vous foncez dans le tas quelque soit votre niveau de vie en espérant vous en sortir, celle-ci est au passage gérée comme souvent dans les jeux actuels, non pas restaurée avec des medikits, mais automatiquement lorsque vous vous mettez à l'abri des tirs, soit adopter une démarche plus fine d'infiltration. On sent que le jeu a d'ailleurs été pensé en faveur de cette dernière stratégie, d'une part, la visée est relativement rigide et d'autre part, il vous est possible de savoir si un soldat vous a dans son champ de vision. De plus, une jauge d'alerte se remplit. Une fois pleine, les soldats tenteront d'avertir les renforts à l'aide d'un sifflet. Celui-ci pourra leur être enlevé en les attaquant ou tout simplement en les neutralisant. Enfin, possibilité intéressante, il vous est possible de revêtir des uniformes de l'ennemi afin de vous infiltrer en toute discrétion dans les bases à accès restreint. Vous devrez prendre garde toutefois de ne pas éveiller les soupçons en adoptant une démarche similaire aux nazis et en évitant des actions suspectes telle l'escalade d'un immeuble.
Les toits sont aussi l'un de vos atouts majeurs pour remplir vos missions. A l'abri de la majorité des nazis, il ne vous faudra qu'abattre quelques soldats posté dans les miradors afin de ne pas déclencher l'alarme. Puis, vous aurez alors accès à toutes les zones réservées sans être repérable. De là, grâce au fusil à lunette, toute cible nazie sera vulnérable. Néanmoins, pour accéder à ces toits, il vous faudra faire preuve de discrétion et prendre garde à ce qu'aucun ennemi ne puisse vous apercevoir. Nous reprochions plus tôt l'aspect politiquement correct du jeu et nous en retrouvons un aspect ici : les parisiens se contenteront de simplement dire « prévenez la police, un homme escalade » sans réaliser l'action projetée dans leurs paroles. Cela facilite clairement le jeu au détriment du réalisme. De plus, un soldat vous apercevant sur les toits ne vous reprochera rien pourvu que vous ne vous situiez pas dans une zone réservée. Vous y trouverez de surcroît des cachettes où Sean pourra se terrer en attendant la fin de l'alarme. Ces toits forment un bon univers parallèle et leur structure rappelle bien celle de la capitale. On peut saluer, de ce côté, un travail bien réalisé.
Mais la France n'a pas perdu la guerre !
Vous l'aurez compris, le plaisir de jouer bénéficie de la multiplicité des façons d'aborder le combat et permet au joueur d'échapper à la monotonie scandaleuse qu'imposent certains autres titres tel qu'Assassin's Creed. Sean étant coureur automobile, la présence de missions annexes où vous devrez disputer des courses dans divers environnements avec des véhicules rétro est aussi très agréable et vient ponctuer le fil du jeu. Ces diverses missions annexes ne sont pas sans intérêt pour le joueur puisqu'elles lui permettront de débloquer certaines capacités. La présence de garages de la résistance parsemés sur la carte vous permettra d'acquérir des véhicules, et le gain des courses vous octroie la possibilité d'obtenir des bolides sur vitaminés pour pas un sou.
Tout comme un GTA, la multitude d'activités pouvant être pratiquées, incluant le massacre fort peu louable de passants en nombre, vient consolider sérieusement la durée de vie. Finalement, on se surprend une fois le jeu fini à repasser du temps accroché à la manette pour atteindre des records de vitesse ou pour tuer du nazi en masse. Un bon point pour un jeu qui n'a déjà pas à rougir de sa durée de vie.
Mais que seraient une belle ambiance et un aspect artistique sans un gameplay au service du jeu. Devant une œuvre d'art, il est possible de faire abstraction du cadre pour admirer la qualité intrinsèque du tableau. Dans un jeu vidéo, l'art n'est pas seulement l'aspect, c'est aussi le gameplay. Nous parlons donc de plaisir de jeu, de sensations, d'émotions. Soyons francs, The Saboteur ne révolutionne en rien la façon de jouer, mais son but n'est pas là. Il use d'un gameplay on ne peut plus classique jusqu'à adopter une certaine rigidité dans la visée. Alors que cela constituerait un reproche pour certains jeux, gardons à l'esprit que ce soft n'est pas un FPS et que cette rigueur fait finalement éviter à ce jeu la voie du Gears of War ou l'on fonce sans se poser de questions sans pour autant l'écarter complètement.
Du côté de la conduite des véhicules, nous ne pouvons qu'admirer leur maniabilité ! Contrairement au gameplay rigoureux dont nous parlions lors des phases pédestres, conduire à toute allure dans la capitale se révèle un vrai plaisir, ce qui vous amènera naturellement à gagner les courses des missions alternatives. Vous serez peut-être étonné par contre de la relative solidité des véhicules : comparé à un GTA où ceux-ci se détruisent relativement vite, dans The Saboteur, vous conduisez des bolides d'une solidité à toute épreuve. Vous pourrez au moins continuer à admirer la carrosserie. Vous remarquerez aussi une réaction étrange lorsque vous en viendrez à massacrer nos amis bovins. En effet, la vache réagit de la même façon qu'un chat congelé : elle se brise en petits morceaux. Easter Eggs des développeurs ou paresse d'une modélisation correcte des chocs ?
Peut-être que le jeu est aussi trop assisté... Il n'en reste cependant pas moins ardu surtout lors de certaines phases ce qui a le mérite de plaire à l'amateur de défis. Les moins téméraires d'entre nous pourront baisser la difficulté afin d'éviter de stagner sur une mission. Un jeu à certains aspects hardcore et qui n'est pas élitiste, voilà un choix agréable !
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Par Yakamya • dimanche 28 février 2010 à 17h35
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Ce fut un de mes cadeau de noel, et je doit dire que ce petit jeu est vraiment sympathique !!!
Le test est d'ailleurs bien représentatif du jeu.
il y a 1 année
Fiche jeu
The Saboteur
- PS3
- Genres : Infiltration
- Sortie FR : 03 décembre 2009
- Meilleur prix (neuf) : 39,9 EUR
- Jeu d'action/infiltration se déroulant pendant la Seconde Guerre Mondiale et vous proposera d'être aux côtés de la Resistance française contre l'occupation nazie. Vos missions consisteront à saboter divers éléments.
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