Test
WWE Smackdown vs Raw 2010
Chaque année, THQ nous livre un nouveau volet de la saga Smackdown, histoire de contenter les fans de slips en cuirs et combinaisons moulantes. Même si les gars de chez Midway ont voulu rafler une part du gâteau avec leur TNA Impact, il faut avouer que l'expérience était loin d'être aussi probante que les derniers épisodes de ce qui s'impose comme le leader du genre, la faute à une licence pratiquement méconnue en France et à une jouabilité archaïque. Avec ce Smackdown VS Raw 2010, THQ espère consolider un peu sa place sur le trône. Verdict.
Toi aussi crée ton slip !
Un Smackdown sans aucun contenu créatif, c'est un peu comme un chat sans poils ou une pizza sans fromage : inimaginable. Ce cru 2010 ne déroge donc pas à la règle et vous forcera à mettre les mains dans le cambouis pour donner naissance à la superstar de vos rêves.
C’est donc tout logiquement que l’on commencera par créer notre avatar de toutes pièces. Âge, sexe, coupe de cheveux, tout y passe pour les plus pointilleux. Après avoir adapté la morphologie de votre personnage à vos fantasmes les plus fous, il est temps de donner à votre poulain une tenue de ring qui le rendra reconnaissable au premier coup d'œil et fera de lui une vraie vedette de la WWE, car comme tout le monde le sait, le catch, c'est 25% de testostérone ou d'œstrogène, 25% de cinéma et 50% de costumes en latex. Là encore, THQ ouvre la porte à tous les délires, si vous avez toujours rêvé de voir le sosie de Freddy Mercury parader dans un costume jaune fluo en distribuant mandales et coups de lattes à tout-va, alors foncez.
Maintenant, enfile ton slip !
Un peu trop répétitif et manquant de scénario sans queue ni tête, les amoureux de la discipline lui préféreront sûrement le mode Road To Wrestlemania, équivalent du mode Scénario de certains softs du même genre. Ce dernier vous mettra, soit dans la peau de votre poulain, soit dans celle de différents combattants et vous fera vivre une histoire avec ses rivalités, rebondissements et règles de match loufoques. On appréciera ainsi de pouvoir se friter dans le bureau du Général Manager ou même dans un parking. Les habitués de la saga remarqueront d'ailleurs qu'il est aujourd'hui possible de créer son propre scénario de manière très simple, puis de le partager sur Internet. Cette nouveauté à elle seule devrait suffire aux fans pour faire l'acquisition de cette mouture 2010, d'autant plus que, à l'instar du créateur de personnages ou de vidéos, le tout se prend en main très facilement. Une fois dans l’arène, là aussi les modes de jeu devraient sans mal contenter les adeptes de la franchise. D’un côté, nous avons les classiques Royal Rumbe, Hardcore, Steel Cage Match ou First Blood Match. De l’autre, des règles un peu plus exotiques comme l’Inferno Match qui vous fera combattre dans un ring léché par les flammes et dont la température augmentera en rythme avec votre sauvagerie, ou même des matchs en Backstage et autres endroits que le ring, où le décor devrait permettre aux plus sadiques d’entre vous d’exercer cet art méconnu qu’est le combat de rue à grand coup de poubelles et autres tableaux dans la face.
Une fois sur le ring, le jeu se prend en main très rapidement et même les néophytes ne tarderont pas à enchainer coups classiques au sol, saut depuis le coin du ring et finish après quelques parties. À tel point qu'en solo, l'adversaire fait plus office de chair à canon, du moins en un contre un, car en mode Scénario du moins, il vous arrivera à plusieurs reprises de faire face à quatre adversaires simultanément et même si l'histoire ne vous impose pas la victoire, les acharnés voudront absolument respecter les conditions bonus pour débloquer personnages cachés et costumes alternatifs, ce qui pour le coup inverse légèrement la position de canon/chair à canon au point de rendre certains matchs pratiquement impossibles à gagner. Sachez toutefois que même sans chercher à tout débloquer, le titre de THQ offre pas moins d’une soixantaine de catcheurs toutes ligues comprises, sans compter les futurs contenus additionnels qui devraient, à l’instar de son prédécesseur, donner un coup de jeune au roster en fonction de l’actualité. Ajoutez à cela toutes les arènes des différents « pay-per-view » disponibles, les rings propres à chaque écurie, ainsi que les Backstage et vous obtenez un contenu officiel proprement pharaonique. THQ aime ses fans et le montre sans rechigner.
Ôtez de mon regard ce balai que je ne saurais voir
Ainsi, même si Freddy a plus de classe que le modèle original, une fois sur le ring, on a l'impression d'assister à un 100m haie entre culs-de-jatte. Sans compter les bugs de collisions, inadmissibles en 2010 qui montrent que THQ commence à se reposer sur ses acquis, je prends pour exemple Edge qui prend l'habitude d'exécuter ses plaquages dans le vide, Primo qui met plus de trente secondes pour contourner un escalier de trois marches ou pire, l'Undertaker qui se téléporte de l'autre coté des dites marches. Un gros carton rouge donc pour le géant américain qui devra obligatoirement réviser sa copie pour sa version 2011, car se pavaner avec une grosse licence ne suffit pas toujours à convaincre le public.
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Par jashugan • vendredi 12 février 2010 à 11h39