Test

Pro Evolution Soccer 2010

Pro Evolution Soccer 2010
Qu'il est loin le temps où la série Pro Evolution Soccer dominait tout sur son passage, comme le faisait l'Olympique Lyonnais en Ligue 1 pendant sept années. Qu'elle est loin la période où PES n'avait aucun concurrent digne de ce nom sur le terrain et se balader en effectuant des actions à une touche de balle, comme à l'entrainement. Mais à l'image de l'ogre lyonnais, la donne a changé depuis l'apparition des consoles next gen et Bordeaux, un retournement de situation a eu lieu, FIFA et les Girondins ayant décidé de prendre le jeu à leur rythme, laissant l'ex-roi PES (et Lyon) sur la touche. Konami nous l'a promis, la version 2010 est là pour remettre tout le monde d'accord et pour se faire pardonner les erreurs des volets 2008 et 2009. Alors, simple mythe ou réalité ?


Complet, mais incomplet

La première chose qui saute immédiatement aux yeux au lancement du jeu, c'est le mauvais choix des menus. Non pas qu'ils soient moches, bien au contraire, mais l'ergonomie de ceux-ci est particulièrement douteuse et il n'est pas si aisé de s'y retrouver, surtout vu la multitude de modes de jeu. Outre les classiques matchs amicaux, vous pourrez participer à une Ligue des Champions et à une Europa League (ancienne Coupe de l'UEFA, rappelons-le). Continuons avec la Ligue des Masters et le "Vers une Légende" (nous y reviendrons plus tard) et terminons par le classique Entrainement, le Online et le très complet mode Modifier où toutes les possibilités sont offertes, notamment mettre à jour les transferts non effectués par les développeurs (sic !), comme par exemple Rothen au Rangers ou encore Ciani à Bordeaux pour ne parler que des derniers mouvements français. Également, ce mode va vous permettre de remettre de l'ordre dans les noms des clubs, telles la moitié des équipes espagnoles et toutes les formations anglaises (à part Manchester United et Liverpool) faute de licences. Et l'on ne parle même pas de la Bundesliga (championnat Allemand) totalement absente. C'est une sacré tare que PES se traine depuis de nombreuses années et même si c'est plus une histoire de gros sous que d'envie, cette abscence est préjudiciable.

 

Revenons un peu à deux modes de jeux conséquents et prenants, à savoir la Master League et le Vers une Légende. La Master League, qui est en réalité un mode carrière, va vous permettre de gérer votre club de A à Z. Que ce soit les rencontres, bien entendu, les transferts, l'entrainement, les contrats, la tactique ou encore les sponsors, voilà un large éventail des possibilités offertes. Pour couronner le tout, Konami a enfin eu la bonne idée d'insérer notre devise, à savoir l'euro et à enlever le système de points totalement irréaliste et impersonnel. En clair, les prix des joueurs deviennent plus crédibles, mais leur montant n'est pas forcément calqué sur la véritable valeur des stars du ballon rond. Exemple : Lassana Diarra et Nicolas Anelka valent respectivement 2 et 4 millions d'euros, Nancy pourrait facilement se payer la doublette d'internationaux français, bref, passons. Par ailleurs, il est à noter que le système de négociations a légèrement changé. Une fois le joueur souhaité trouvé, il faut envoyer le négociateur qui va parler argent avec le club en question et vous fera part quelques semaines plus tard du résultat. Libre à vous à ce moment-là de l'accepter, de le refuser ou de transmettre une proposition à la baisse. Pour le reste, peu d'autres changements, mais ce mode est toujours aussi prenant et il intègre désormais la Ligue des Champions et l'Europa League en son sein.

 

Enfin, parlons un peu du mode Vers une Légende qui n'a pas bougé d'un iota. Il faut d'abord créer son joueur et choisir son poste (milieu ou attaquant uniquement) et c'est parti pour la grande aventure. Une première rencontre test va permettre de vous jauger et de voir trois clubs moyens vous proposer un contrat... pour jouer dans leur équipe réserve. Et oui, la route jusqu'à l'équipe de France (si votre joueur est de cette nationalité) est longue et périlleuse, mais non moins gratifiante.

Graphiquement ok, gameplay lourd

Une fois sur le terrain, la réalisation graphique est la première chose qui frappe, qui, disons-le clairement est enfin digne de la nouvelle génération. Ce qui étonne le plus, c'est la modélisation des visages assez exceptionnelle. Mis à part les stars habituées à ce genre de traitement de faveur, certains athlètes moins connus ont eu le droit à la même attention, contrairement à FIFA 10. Citons par exemple, André-Pierre Gignac de Toulouse, Sammy Traoré du PSG, Baky Koné de Marseille, Bafé Gomis de Lyon, Marouane Chamakh de Bordeaux, Gervinho de Lille ou encore Rod Fanni de Rennes, stupéfiant. Pour le reste, les stades (vingt et un dont quinze réels) sont toujours bien modélisés, tout comme la pelouse qui fait moins moquette que par le passé.
Que vaut ce PES 2010 une fois la manette entre les mains ? La première chose qui saute aux yeux, c'est le ralentissement de la vitesse. Fini les rencontres à deux mille à l'heure, place désormais à des phases de construction plus posées, rendant le tout forcément beaucoup plus réaliste, un bon premier point donc. Continuons avec les défenseurs qui sont beaucoup plus respectueux dans leur positionnement et il est donc désormais moins évident de déborder comme un fou et de marquer en revenant dans la surface sur pratiquement chaque action. Par ailleurs, Konami a pensé à inclure un système de cartes, attribuées à des joueurs et qu'il est possible d'activer ou non. Par exemple, si vous choisissez Dani Alves, le défenseur droit de Barcelone, il sera possible d'activer ou non la carte "montée fréquente". Ainsi et comme dans la réalité, le joueur montera systématiquement et laissera son poste de base vacant. Mais si ce style ne vous satisfait pas, vous pourrez toujours lui demander de se calmer un peu et de penser d'abord à défendre en désactivant la carte. Ce sont donc des notions tactiques non négligeables, qu'il est possible d'attribuer à n'importe quel joueur et il y en a des dizaines (monter aider les attaquants, presser systématiquement l'adversaire, faire des appels en profondeur...) . Également, des jauges, à l'instar de FIFA 10, allant de zéro à cent vous permettent de déterminer plusieurs critères de base comme le pressing, le style des passes, la fréquence des appels... afin de rendre une copie conforme à votre style de jeu une fois sur le rectangle vert. Enfin, et encore comme FIFA, les notes des joueurs sont matérialisées par une note sur cent, qui se modifie en fonction de la position du joueur sur le terrain. Essayer de placer Sydney Govou défenseur gauche et vous verrez sa note fondre comme neige au soleil.
Passons maintenant à des aspects moins glorieux, comme les joueurs stars toujours inarrêtables. Que ce soit Cristiano Ronaldo ou Messi, bonne chance pour les stopper. Autre point négatif, s'il est moins facile de déborder sur les ailes, il est en revanche très simple de centrer pile poil sur la tête d'un attaquant et pour peu que celui-ci soit bon dans ce domaine, c'est le but assuré, les gardiens ne brillant pas par leur talent. S'ils sont bons lors des frappes soudaines, ils ont un problème de gants incompréhensible, car dans 80 % des cas, les frappes sont relâchées. Logique, direz-vous ? Oui, mais si seulement le goal avait la bonne idée de les repousser en corner au lieu de remettre le ballon en plein milieu de la surface de réparation... ce serait beaucoup mieux. Ainsi, il suffit souvent de déborder, puis de tirer sur le côté, pour que le gardien donne un caviar à l'attaquant adverse, qui n'en demandait pas tant, c'est très énervant. Par ailleurs, le gameplay souffre d'un gros problème : le temps de latence. S'il a été renforcé pour ralentir le jeu, il est tout de même assez rageant d'attendre une seconde entre la pression d'une touche et son exécution à l'écran. Pour les contre-attaques ou le jeu dans un petit périmètre, c'est une horreur. Enfin, il n'est pas rare de voir quelques bugs de collisions, comme un attaquant passant au travers d'un défenseur ou pire, un gardien qui n'arrête pas un tir parce que le ballon lui a traversé le bras !

Tout à fait Christophe

Terminons ce test par la bande-son. Les musiques sont un peu plus diversifiées que par le passé et sont conséquentes, au nombre de trente. Des artistes connus sont de la partie comme The Chemical Brothers, Keane et Kaiser Chiefs. Du côté des commentaires, nous avons le droit à un nouveau duo de journalistes sportifs. Exit Laurent Paganelli (qui n'a jamais commenté une rencontre) et Christian Jean-Pierre et place au binôme made in Canal Plus, Grégoire Margotton (alias la fraaaape) et Christophe Dugarry (récemment vanté par ses pairs dans ce domaine). Ce changement rend les parties plus crédibles, mais ils sont toujours aussi mous et répétitifs, mieux vaut les couper. Enfin, l'ambiance sonore jouit d'une bonne diversité et les supporters se font entendre dans les tribunes (les chants des grandes équipes sont identifiables) et n'hésitent à siffler pour faire réagir les joueurs, qui au passage possèdent des animations trop robotiques pour se croire devant sa télévision, limite Playmobil !

Vous l'aurez donc compris, Pro Evolution Soccer 2010 n'est pas la révolution attendue. Il n'est pas mauvais, loin de là, mais il y a encore trop de défauts pour qu'il atteigne la référence actuelle qu'est FIFA 10.

Gameplay
7 / 10
Le rythme de jeu a baissé, il permet dorénavant de poser plus facilement ses actions et les défenseurs se placent beaucoup mieux, évitant les débordements systématiques. Des réglages plus pointus sont également possibles afin de faire ressembler son équipe à ses convictions. Malheureusement, le temps de latence est trop important entre le moment ou vous presser la touche et son exécution à l'écran et les gardiens repoussent quasi-systématiquement les ballons dans les pieds des attaquants adverses. Ces deux points gâchent le plaisir de jeu.
Graphismes
8 / 10
C'est la grande évolution de cette année, les graphismes sont enfin dignes de la PS3 et de la 360 et proposent une modélisation des visages sans précédent dans un jeu de football. En plus des stars habituées à ce genre de traitement, certains joueurs non majeurs sont également parfaitement retranscrits.
Bande-Son
7 / 10
Un changement de commentateurs a été opéré et c'est maintenant le duo de Canal Plus, Grégoire Margotton et Christophe Dugarry qui officient, rendant l'ensemble plus crédible, mais toujours aussi redondant. Les musiques sont nombreuses, mais pas assez variées dans leur style et les supporters savent se faire entendre, quand ça va, mais aussi quand ça ne va pas.
Durée de vie
9 / 10
La partie solo est très conséquente. Entre la Master League, le Vers une Légende et la Ligue des Champions, il y a de quoi faire. Le mode en ligne est aussi présent pour prolonger le plaisir, mais ici, les modes de jeux sont faibles et classiques, aucune nouveauté à déplorer.
Note finale
7 / 10
C'est clairement le meilleur PES des consoles haute définition, mais il est encore en retard par rapport à FIFA 10 et les promesses ne sont pas toutes tenues. Néanmoins, il propose un gameplay plus posé, des modes de jeux complets en solo et une modélisation des visages sans précédent dans un jeu de football. Malheureusement, l'absence de nombreuses licences, un temps de latence trop important et des gardiens complètement fous viennent tout gâcher. A côté de FIFA 10, PES 2010 est clairement inférieur, pour quelqu'un qui recherche une simulation digne de ce nom, mais il pourra satisfaire les moins exigeants et les personnes mariées à vie avec la licence de Konami.
On a aimé

La ressemblance des visages
Les modes de jeux
Le gameplay plus posé

On n'a pas aimé

Le temps de latence des joueurs
Certaines licences absentes
Les gardiens

On s'en tape

Les commentaires

Par b2zo-almendha vendredi 6 novembre 2009 à 20h00
  • merci pour ce tres bon test.

    Mort de rire sur la 3e image : le Stade Louis II est super convaincant (d'autant que c'est le stade de France en photo)...
    il y a 10 mois
    • Super Paper Mario - Fan de Paper Mario - Débloqué le 24 septembre 2007
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    • Professeur Layton -  - Débloqué le 14 avril 2009
    • Super Mario Galaxy - Fan de Mario - Débloqué le 14 avril 2009
    • New Mario Bros Wii - New Mario Bros Wii - Débloqué le 05 avril 2010
  • Je n'avais pas fait gaffe, mais en fait, ce n'est ni le Stade Louis II, ni le Stade de France (il n'est pas dans le jeu), mais on dirait que l'on reconnait les arcades de Louis II dans le virage du fond MDR !!! Chelou ! :geek:
    il y a 10 mois
    • Playstation 3 - Utilisateur de Playstation 3 - Débloqué le 06 juillet 2008
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  • ah ouais, c'est vrai qu'il y a un reflet de Louis II.

    Par contre le toit me faisait penser au SDF. Clair que c'est chelou

    Et en match ca donne quoi ?

    Sinon, les joueurs font tous la tronche sur les photos. C'est un patch Benzema ? :D
    il y a 10 mois
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  • 0.9
    En effet, FIFA10 est mieux, j'ai joué aux deux, et la seule chose qu'on regrette dans FIFA est le manque de ressemblance des joueurs... Mais bon en vue TV on ne s'en rend pas compte
    il y a 10 mois
    • Windows - Utilisateur de Micro$oft Window$ - Débloqué le 29 janvier 2009
    • Firefox - Utilisateur de Firefox - Débloqué le 29 janvier 2009
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Fiche jeu

Pro Evolution Soccer 2010

  • PS3
  • Genres : Football
  • Sortie FR : 22 octobre 2009
  • L'édition 2010 de la série de jeux de football de Konami. Annoncé comme la simulation de football la plus réaliste à ce jour, le jeu sera développé par plusieurs départements spécialisés et bénéficiera d'un grand nombre d'améliorations.
Pixmania
Les bons plans : jeux vidéos,
accessoires et prochaines sorties