La sortie d’un nouvel épisode de la saga Final Fantasy est toujours un événement, le premier sur une nouvelle génération de consoles l’est encore plus. Final Fantasy XIII est depuis aujourd’hui dans vos boutiques. Sans aucun doute vous êtes déjà nombreux à vous être jetés dessus, tout comme l’impressionnante marée humaine ayant investi l’avenue des Champs-Elysées hier soir pour le lancement en avant première du jeu.
Pour vous mettre en appétit, avant d’en apprendre plus sur le nouveau bébé de Square Enix, plusieurs rédacteurs ont voulu vous parler d’un Final Fantasy qui les a marqués. Que ce soit pour son histoire, l’étape marquée dans la saga ou un simple souvenir personnel, ils ont accepté de vous en dire plus.
Aalok et Crisis Core : Final Fantasy VII
Crisis Core : Final Fantasy VII n'est qu'un simple spin off pour beaucoup de fans de l’aventure Final Fantasy, une réputation principalement due à son statut d’Action-RPG, loin du tour par tour qui a fait la réputation de FF VII. Difficile aussi de succéder à l’un des épisodes préférés des fans, encore plus en sortant sur une console portable et non sur une machine de salon. Pourtant, le charme opère, il est là et l’histoire va au-delà de tout ce que l’on pouvait imaginer.
Crisis Core est l’histoire de Zack, un personnage secondaire qui a accompagné Cloud lors de l’opération de Nibelheim qui marquera le début de la folie de Sephiroth. C’est surtout l’histoire de trois amis, faisant partie de l’élite du SOLDAT, qui vont faire les frais des expériences de la Shinra. Après avoir joué à cet épisode vous ne pourrez plus jamais voir Final Fantasy VII de la même manière. Commençons par celui qui a marqué toute une génération par son charisme glacial, Sephiroth. Le personnage gagne follement en épaisseur en voyant la descente aux enfers de ses amis, il se retrouve pris entre son devoir et ses sentiments. Ses compagnons d’armes, Genesis et Angeal possèdent eux même une présence qui impose tout de suite le respect et l’envie d’en apprendre plus sur eux. L’histoire de ces trois hommes sera l’origine de toute la saga FF VII qui va suivre et tout devient limpide, notamment sur la véritable identité de Cloud.
Cependant, le véritable héros de cette aventure est bien Zack, cet homme à la coupe de cheveux improbable qui, jusqu'ici, n’avait voix au chapitre que lors des vagabondages dans les souvenirs de Cloud. Autant vous le dire tout de suite, c’est lui le véritable héros de Final Fantasy VII. Un jeune garçon perdu au milieu d’une folie qu’il ne comprend pas, l’héritier de l’épée broyeuse et un combattant hors pair qui ne cessera de se battre jusqu’au bout. Profond et humain, Zack est la joie de vivre et la détermination incarnées, jusqu’au bout il tracera sa route en faisant de son mieux pour sauver les autres. Le seul bonheur qu’il s’offrira est son idylle avec Aerith, un amour qui le fera avancer jusqu’à la fin. Un final connu de tous mais qui est tellement cruel qu’il arrachera les larmes des yeux de n’importe qui. La fin d’un homme qui ne posera jamais un genou à terre, qui affrontera des hordes d’ennemis pendant que le joueur hurle sur sa console, espérant par on ne sait quel miracle la survie du condamné. La fin sera lente et cruelle. Le passage de relais entre Zack et Cloud est sans doute le moment le plus poignant, la reconnaissance d’un personnage oublié qui est pourtant le cœur de Final Fantasy VII. Impossible de regarder Cloud tenant l’épée broyeuse sans y voir l’ombre de Zack, et là encore les larmes couleront. Héros anonyme, il méritait un jeu à sa hauteur, répandant la même générosité et force que lui. Aucun doute là-dessus Crisis Core : Final Fantasy VII est à l’image de son personnage principal, nerveux, attachant, merveilleux et un ami qu’on garde toujours avec soi.
Rukia et Final Fantasy VIII
Le huitième opus de la saga est de loin le plus connu pour avoir fait se scinder en deux la population des fans de la série. Abandon des MP, invocations rebaptisées G-Force pour l'occasion, plus de matérias à faire évoluer à l'inverse de Final Fantasy VII, un héros tête à claque et aussi charismatique qu'une plaquette de beurre fondu, en ajoutant à celà l'abandon complet du gameplay initial de la série, Final Fantasy VIII avait tout pour faire bouilloner les esprits, d'autant qu'il était le premier à inclure autant de séquences cinématiques absolument fabuleuses pour l'époque (d'où les 3CD).
A sa décharge, il reste aussi celui dont les quêtes annexes et la liberté de mouvements étaient les plus complètes. Exit la linéarité dès la fin du premier disque, dès lors que vous possédiez le vaisseau, tout était permis (même de vous fare botter les fesses par les Xylomids, Odin ou encore Tomberry).
Le scénario en lui-même était précuseur de ce qui allait ensuite nous tomber sur la tête (hormis FF IX), c'est à dire une éradiction radicale du côté "Fantasy".
Pour de la PSONE, il reste avec son compère le numéro VII, celui qui aura fait couler le plus d'encre, de sueur, de haine, et bien entendu, d'heures de jeu.
Picsou94 et Final Fantasy VI
Le sixième épisode de la mythique saga FINAL FANTASY est surement l'un des plus appréciés par les fans. Sorti à l'origine sur Super Nintendo, le titre connut ensuite des portages sur PlayStation et Game Boy Advance. Le système de combat est dans la continuité de la série, du tour par tour classique, avec les mêmes possiblités d'actions que ses prédecesseurs.
Mais là où Final Fantasy VI est unique, c'est à propos des personnages. Ils sont au nombre de 14, le record de la série, chacun ayant sa propre capacité spéciale. Pourtant, parmi tous ces protagonistes, et même si certains sortent du lot, il n'y a pas de véritable héros. Au cour de l'aventure, vos personnages seront sans cesse séparés et c'est seulement lors de la bataille finale, que votre troupe sera au complet (si toutefois vous avez accompli les actions vous permettant de conserver certains combattants).
Le scénario, qui aura en son centre les Espers (ancêtres des invocations), est un des plus complets, avec des séquences émouvantes et somptueuses, comme par exemple la fameuse scène de l'Opéra, qui reste l'une des plus mémorables de la licence. Comme si ce n'était pas assez, les musiques, que l'on doit à Nobuo Uematsu, sont tout simplement maginifiques. Autant d'éléments qui font de ce sixième opus un incontournable pour tout joueur souhaitant découvrir la série.
Lihwem et Final Fantasy II
Suite explicite du jeu bouée de Squaresoft, le second opus de la déjà culte série Final Fantasy a été, à bien des égards, l'inverse d'une simple suite paresseuse.
Avec son système de combat innovant, supprimant tous les repères liés aux points d'expérience ou encore sa gestion de la magie plus libre (tous les personnages peuvent apprendre tous les sorts, à condition de posséder le livre correspondant), Final Fantasy II surprend d'entrée de jeu (sic) par ses innovations et invite le joueur dans un monde beaucoup plus riche, plus profond et toujours aussi enchanteur.
Le scénario du jeu, bien que bateau et manichéen sur le fond, fait désormais la place belle à de vrais héros, en lieu et place des guerriers anonymes du premier épisode. Ici, nos protagonistes ont un background et un passé commun : de quoi renforcer la crédibilité de l'aventure. Cette dernière apparaît ici comme plus variée que dans Final Fantasy, comportant un scénario aux nombreux rebondissements et servie par des musiques toujours aussi épiques, assurant avec brio l'ambiance héroïc fantasy.
Un jeu culte, donc, qui n'a rien perdu de sa superbe malgré les 22 années (!) qui nous séparent de sa sortie originelle japonaise, sur Famicom. A (re) faire d'urgence sur les versions GBA, PSP ou iPhone pour les amateurs de jeux de rôle, de culture ou tout simplement d'aventures épiques...
Et vous, quel est votre Final Fantasy ?